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Gérer la boulimie

Confidences

Comment gérer la boulimie ? C’est une question auquel j’aimerais répondre avec précision. Je n’ai pas vraiment de conseil miracle mais je peux expliquer comment moi j’ai réussi à la surmonter à mon degré de trouble.

J’ai vécu un début de boulimie au début de ma vie d’adulte. Je ne sais pas exactement quand ça a commencé, il semblerait que ce soit à l’adolescence vers 15 ans si j’en crois mon journal intime de cette époque, mais je n’en ai pas de souvenir réel du point de départ. Ce qui est sûr, c’est que le trouble s’est accentué au fil des années. Je passais des moments à me goinfrer jusqu’à en avoir des crampes au ventre si bien que la seule solution imaginable pour moi était de tout régurgiter. Ces crises boulimiques étaient assez rapides – par rapport à la quantité énorme d’aliments avalés – et pouvaient se produire le matin, l’après-midi et le soir. J’en avais eu la nuit, mais rarement : il s’agissait plutôt de nuit où les maux de ventre post crise de soirée étaient trop forts pour m’endormir ; je pouvais donc rechuter pendant ma nuit blanche.

Je ne me suis pas dit tout de suite que j’avais des soucis avec la nourriture car les sites médicaux indiquent des soucis en relation avec l’image à soi comme symptômes de diagnostic. Or, je suis une baguette donc une petite prise de gras me fait toujours plaisir... Je me faisais vomir par culpabilité. Je sentais les crampes dans mon ventre. J’imaginais les problèmes de santé qui pouvait s’en suivre si mon corps assimilait autant de connerie en une seule fois : ulcère, mauvais cholestérol, hyperglycémie, fatigue chronique ? Cela reste des pensées abusives, je le conçois.

La crise de boulimie est la consommation en un temps court d’une quantité importante ou massive d’aliment non choisis, sans recherche de plaisir, ni de rassasiement toujours lié un fort sentiment de perte de contrôle. Elle est suivie de vomissement, de purge ou de tentative de jeûn car dégout de soi qui peut conduire au suicide.

Pour plus d’information sur la boulimie : http://www.anorexie-et-boulimie.fr/articles-230-les-regles-de-la-boulimie.htm

 

                                   

 

Pour être plus précise, je pense que je me situais davantage entre la compulsion alimentaire et la boulimie, car je prenais tout de même plaisir à manger.

La compulsion alimentaire est un besoin fort de se remplir d’aliment par plaisir. Il y a perte de contrôle comme dans la boulimie mais la différence est le plaisir associé à l’aliment qui n’est pas uniquement outil de remplissage. Dans la boulimie, ce besoin de remplissage est al fine suivi d’un besoin d’extérioriser cette accumulation, ce qui n’est pas le cas dans la compulsion alimentaire. Les personnes atteintes de compulsion alimentaire sont par ce fait généralement en surpoids voire obèses contrairement aux boulimiques qui ont tendance à garder un poids stable.

Ma différence avec les personnes atteintes de compulsion alimentaire est que j’ai déjà tenter de me faire vomir, d’entreprendre des activités physiques compensatoires ou tenter de jeûner pour atténuer ma culpabilité ; mais la différence avec les vrais cas boulimiques est que je n’avais pas ce souci de prise de poids.

 Pour en savoir plus sur la différence entre boulimie et compulsion alimentaire : https://www.anorexie-et-boulimie.fr/articles-464-compulsions-et-boulimie-ne-pas-les-confondre.htm

 

J’avais déjà entrepris des stratégies de type boulimique comme ne pas acheter de « goûter », préférer les aliments surgelés, ce qui calme les crises quand on n’en est pas au stade de sortir faire des courses exprès pour pouvoir criser. Après avoir emménagé à Paris, je n’avais plus assez d’argent pour assumer mes crises – bah oui, ça fait mal de voir disparaître en 30 minutes 50 euros de courses. Les crises ont fini par disparaître.

De ce fait, je n’ai pas de conseil extraordinaire à donner pour les personnes qui seraient dans cette situation mais j’en ai quelques-unes qui peuvent aider à diminuer les crises:

  • Ne pas sauter les repas : en effet, tenter de sauter les repas donnera envie de compenser par la suite avec de grandes quantités (c’est le même principe des régimes qui ne marchent jamais au final)
  • Manger copieusement au repas : le fait d’être rassasié permet de ne plus penser à la nourriture pendant un moment ; se sentir rempli.
  • Boire beaucoup d’eau entre les repas : j’avais pris le réflexe de boire de l’eau aussitôt que je ressentais l’envie de manger hors repas. Il faut faire attention à ne pas tomber dans la potomanie mais c’est une bonne base, et c’est bon pour la santé de surcroît.
  • Faire des activités stimulantes corporellement et intellectuellement : c’est bien connu, les activités passives, comme regarder des séries ou la télé, entrainent au grignotage (et le grignotage peut vite finir sur une crise). De plus, être stimulé corporellement et intellectuellement permet de se vider l’esprit et de penser à autre chose qu’à son envie de nourriture.

 

J’espère que ça pourra aider !

 

« Pétris-moi les hanches de baisers
Je deviens la femme chocolat»

Bises <3

Modifié le 21 février 2018

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