Play/Pause

Battre ou se laisser abattre

ConfidencesIntrospections

Je me retrouve encore une fois dans cette phase. Je l’avais déjà compris depuis quelques temps. Cependant j’espérais encore, et quand ce sera fini, je pense que je recommencerai à espérer à vrai dire.

 

La douleur ne part jamais. Elle a toujours été là, seules les raisons changent. J’ai compris que c’est pour la vie que je subirai la vanité de cette vie, son manque de sens. Son manque de sens et ce manque de personnes à qui en parler, de personnes qui comprendraient sans chercher à Diagnostiquer. Ces liens qui se font mais pourquoi faire au juste ? Ils sont tous éphémères. Ils m’insupportent ces liens éphémères. Et ces gens qui tiennent à ta vie plus que toi-même. Ces gens qui t’adorent un jour, mais ne t’aiment pas trop non plus. Ces petits moments que tu passes, mais qui ne restent que souvenir. Souvenirs qui se transforment et qui te mentent. Souvenirs qui disparaissent même.

J’ai beau tout me dire, j’ai beau essayer d’avoir de la volonté. Je suis une autre personne. Je n’y arrive pas. Je suis laxiste. Je ne comprends pas. Je souffre trop et j’ai en permanence besoin de me consoler et donc de me détendre, de dormir, de perdre l’esprit, de lâcher prise. Je ne sais même pas pourquoi. On m’a demandé, inquiet, si je voulais mourir. Bien sûr que non… en quoi la mort serait plus intéressante que la vie ? La vie au moins a un espoir d’évoluer.

Oui, je veux vivre mon Dieu. Mais je veux vivre avec un sens directeur. Ce sens qui justement me donnerait une conscience, une culpabilité. Rien n’a d’importance dans ces conditions : pourquoi les études, pourquoi être proches de sa famille, pourquoi avoir des amis, pourquoi la compagnie, pourquoi la dignité, pourquoi l’apparence, pourquoi l’affection, rien du tout… plus rien n’a de sens dans ce cas. Est-ce qu’écrire a un sens ? Je suis complètement perdue, je ne sais plus quoi faire. J’ai demandé de l’aide à Dieu. J’attends.

Après avoir fini de pleurer ma profonde inutilité dans ce monde, j’ai [re]pris conscience. Je me suis ressaisie. J’ai même eu peur de mourir, de laisser mes pensées s’affoler, et de manger un plat de crevettes. Mourir seule et inutile. J’ai repris conscience que but de la vie est juste d’être vécue. Qu’il n’y a plus toutes ces questions après la vie, et c’est bien ce qui est triste. Quand j’ai le moral, je ne ressens pas toutes ces déchirures (ou en tout cas, j’y fais abstraction).

 La routine et la monotonie sont bien plus périlleuses que l’action.

 

I’m still breathing, I’m in live.

Bises !

Modifié le 25 septembre 2017

Écrire un commentaire ...